Les potins des Anciens Caddies Aixois sur Le Parcours ...

Les potins des Anciens Caddies Aixois sur Le Parcours ...

Rencontre avec Marc Cardinal, Joseph Daviez et Edouard Forestier dit Doudou

Les Potins des Anciens Caddies sur le parcours……
… Marc : A l’époque les gens étaient habillés tout simplement mais correct. Les hommes avaient des pantalons de couleur, jaune, rouge, toutes sortes de couleurs mais jamais en short. Il y en avait un en pantalon de golf knickers, le Capitaine Kirknage, soit disant capitaine de l’armée d’Angleterre qui avait fait les colonies…soit disant… Les pantalons de golf viennent de l’Ecosse parce qu’il y avait beaucoup d’endroits où il y avait de l’eau. Alors on relevait, on mettait un élastique et ça donnait cette forme, c’était les knickers. Les femmes jouaient en jupes, blanches en général…
… Joseph : J’ai vu planter tous les petits sapins par Hirigoyen ! J’ai même planté des sapins avec lui ! C’est le pro qui plantait les sapins… A l’époque, c’est le prof qui réparait les cannes, qui faisait les ligatures….
… Les balles à l’époque c’était surtout des Dunlop 65 mais elles coutaient très cher, car les techniques pour les fabriquer n’étaient pas les mêmes… Et les balles qu’on trouvait, qui étaient fendues… on enlevait la coque, déroulait la bande de caoutchouc… au milieu il y avait une petite poche pleine de céruse. On la vidait, on l’a remplissait d’eau et la laissait tomber du haut du vestiaire !... On avait aussi des balles avec les picots carrés. C’était des Dunlop 65 à 90%. Après il y avait des sous marques. Les balles européennes étaient un peu plus grosses que les balles américaines. A l’époque quand on topait une balle, ça la décapitait. Les balles coutaient cher à l’époque, quand on était caddies, si un joueur perdait une balle, on allait tous la chercher.
… Joseph : A l’époque, c’était ma mère qui vendait les balles. Dans les boîtes, il y en avait des bonnes et des moins bonnes. Il y en avait qui ne valait rien ! Des balles neuves qui ne valaient rien ! Vous savez comment je les reconnaissais ? Je les faisais rebondir les unes après les autres… Elles devaient rebondir à la hauteur des yeux pour être les meilleures !  Je jouais avec les copains, ils étaient tous plus hauts que moi quand ils jouaient mais pas en concours de distance ! Non seulement je choisissais les balles mais je faisais un peu comme a fait Armstrong, je trichais un peu… Je faisais chauffer les balles… je les mettais dans le micro onde de l’époque… le four, je prenais du papier journal, dans mes poches… Je prenais 3 balles que j’avais déjà « choisies », ça suffisait… et quand elles étaient chaudes c’était 10 mètres de plus que les autres !!! Ils tapaient ils tapaient ils tapaient… tout ce qu’ils voulaient derrière, ils ne pouvaient pas gagner ! Mes balles étaient meilleures ! Fallait être malin, c’est tout ! Alors les concours de distance, j’en ai gagné plusieurs !!!...
… Doudou : Tester les balles, ça il l’a gardé ! Sur l’escalier qui va au vestiaire, il le fait toujours !....
Les Potins sur les Anciens Caddies…
… Gérard jouait bien… Joseph a eu joué 3 de handicap…
… Joseph : Gérard était bon joueur, il était accrocheur. Je me rappelle la dernière fois, il n’y avait encore pas la mare au 18, pas la mare au 14. Au 18, j’avais été là où il y a le putting green maintenant. Je regarde de loin… si je passe sous l’arbre, ça doit être bon. Gérard me dit « Ah, je vais enfin gagner ! » Je passe sous l’arbre, j’arrive à un mètre du trou ! Gérard a explosé ! Il m’a dit « J’arriverais jamais à te battre ! » Il était touché au moral… Au championnat Séniors du club, on s’est retrouvé tous les deux, Doudou et moi, en finale ! « Salaud !!! » s’exclama Doudou…
… Doudou : J’avais une cliente attitrée, comme par hasard… Marie Antoinette, la femme de René Morel qui a été Président du Club après. Ils étaient soyeux à Lyon. Marie Antoinette Morel… elle ne jouait pas très bien mais ça fait rien, elle n’était pas excessivement grande, un peu rondelette mais sympa ! Un jour, elle s’est retrouvée en culotte sur le parcours ! La jupe a glissé… j’ai tourné la tête…mais j’ai quand même vu la culotte !!!…
… Joseph : C’était une belle époque… Je portais pour Conneel, il venait du Brésil, il avait 3 ou 4 usines de 10 000 employés…
… Marc : Il fumait des Camel. Le soir on était 4 caddys, on partait tard, au 1, le 14 de maintenant. J’étais un peu en arrière, je trouve un paquet de Camels de 10 cigarettes et je savais que c’était à lui. Je ne savais pas comment faire… je n’avais jamais fumé et là, je vois un ouvrier. Je lui demande s’il avait du feu et après, on les a toutes fumées les une derrière les autres… évidement on n’avait pas d’allumettes… Le soir, je rentre chez moi, tout blanc, ma grand-mère me dit « T’as fumé ?»…la Camel c’était fort… et on avait 12/13 ans…
… Doudou : « Joseph, racontes nous quand tu étais encore tout minot… il y avait encore les allemands. Comment ça se passait où il y a le green du 13 ? Raconte… »
… Joseph : A l’époque, les allemands venaient s’entrainer là. J’étais petit, je suivais les allemands, je me mettais à côté parce qu’ils tiraient à la mitrailleuse en direction des peupliers du 1. Et les douilles sautaient, et moi je récupérais les douilles ! Ca devait être des pères de famille, ils ne m’ont jamais rien dit… Tous les jours quand ils s’entrainaient, j’arrivais, je me mettais à côté d’eux et je ramassais les douilles en cuivre… pour  le revendre !
… Joseph : Après j’ai été faire des tournois en Angleterre, il fallait passer les qualifications. Quand on arrivait là bas, on était 500 ! Alors quand t’arrives avec ton petit sac sur le dos, et que t’en a 500, et il faut passer les qualifications… les autres ils ne les prennent pas. J’ai toujours passé les qualifications !...
… Joseph : J’ai eu une chance  d’aller en Angleterre… Déjà pour me perfectionner en anglais, et puis j’étais chez un anglais qui était Président d’un Club. Alors j’allais jouer avec lui et lui, il me faisait jouer dans les grands concours. Il m’inscrivait, alors j’y allais. Des concours de 500 participants ! et c’était que des jeunes, jusqu’à 18 ans ! J’ai passé les qualifications ! J’ai fait 36ème aux qualifications sur 500, c’est pas mal ! Et sur un parcours difficile mais je jouais bien à l’époque… Et une autre fois, j’ai fait 26ème aux qualifications, c’était une performance, il n’y avait jamais un français qui avait fait ça. J’avais joué -2, je m’étais dit que ça ne devait pas être mal, mais il y en avait 2 ou 3 qui avaient joué -5… mais moi, j’étais content de moi !...
… Marc : Il y avait tout le temps des compétitions même dans la semaine et une fois par année, il y avait le concours du trappeur… Ils changeaient les greens par rapport aux départs, ils changeaient le parcours comme ça, c’était amusant…
… Caddy ça durait d’avril à septembre… c’était pas un vrai métier, c’était pour l’été…
… Doudou : A 14 ans, j’ai commencé à jouer au Basket. Je voulais faire du sport. Mon père était capitaine au rugby mais il n’y avait pas d’école de rugby à l’époque, ça commençait en junior seulement. Donc de 14 à 16 ans j’ai fait du basket et j’ai arrêté d’être caddy…
… Marc : Moi, j’ai arrêté à 16 ans pour aller travailler, j’ai été 3 ans au collège technique et l’été caddy…
… Doudou : Le meilleur score que j’ai fait, c’est +11… Mon meilleur index était autour de 15, mais là, à la retraite… Je n’avais pas retouché une canne depuis l’âge de 15 ans ! …Fin… 

Extrait d’une soirée live avec 3 Anciens Caddies… un 9 août 2013…Nos remerciements à « Doudou » Edouard Forestier, Président de l’Association des Anciens Caddies, Joseph Daviez né sur le golf, Marc Cardinal Canadien d’Aix les Bains de passage en août… et Gérard Rivollier raconté par ses amis…